© Xavier Guillaumin.
À l’origine de Partition-Paysage, il y a une photographie. En la regardant, j’ai eu l’impression qu’elle était déjà une partition. Cette intuition a peu à peu ouvert une question plus vaste : qu’est-ce qui fait qu’un paysage, visible ou intérieur, peut devenir partition, et comment cette partition peut-elle être partagée ?
De ce désir de mise en commun est née la rencontre avec Xavier Guillaumin, musicien.
Ensemble, nous avons décidé de faire de cette intuition un projet : créer des partitions issues des paysages, pour les traduire chacun avec nos langages, et les mettre en
dialogue. Le cœur du projet est là : la rencontre entre arts, entre personnes, avec les paysages et les habitants qui les traversent.
Nous voyons le paysage comme un interlocuteur. Il imprime des traces en nous, propose des rythmes, des silences, des lignes de fuite. Ces empreintes deviennent matière à une partition commune, qui ne cherche pas l’unisson mais la cohabitation des voix, des corps, des sons et des images.
Partition-Paysage est aussi une étape dans mon cheminement chorégraphique : réfléchir à la notion de partition, c’est relier l’écoute du corps et de l’instant à une écriture, une composition. C’est chercher à faire émerger du paysage, de ses formes et de ses mémoires, une langue partagée qui permette de créer du commun.
« Quand nous dansons, nous créons un paysage de relation, un paysage où chaque mouvement respire avec le monde »
Anna Halprin _ Mouvement de vie
© Émeline Rabadeux
© Xavier Guillaumin
« La maison, le vent, la forêt : tout devient musique quand l’oreille du rêve s’ouvre »
Gaston Bachelard _ La poétique de l’espace
COEUR
Collecte sensible
Point de départ : une relation.
Chaque participant e partage une photographie de son quotidien, accompagnée de quelques mots.
Cette étape permet de :
CERVEAU
Traduction graphique
Les images sont transformées en partitions visuelles.
À partir d'un vocabulaire commun de 7 motifs graphiques (verticales, horizontales, spirales, formes ouvertes, formes fermées, aplats, rhizomes), chaque participant e compose une traduction de sa photographie à l'aide de tampons.
Cette étape permet de passer de la représentation à une organisation du mouvement.
FLUX
Activation corporelle
Les partitions deviennent des supports d'improvisation.
Chaque motif est associé à un état de corps précis :
Les participant·es :
Cette étape permet de ne pas représenter une forme, mais traverser des qualités corporelles.
ARTICUL
ATIONS
Restitution située
Les matériaux sont mis en partage dans une forme performative.
Peuvent coexister :
Cette étape permet de rendre visible la transformation du paysage en expérience corporelle.
Forme : adaptable au lieu, au contexte et aux participant·es.
FASCIAS
Mise en
relation
Les partitions circulent entre les corps.
Travail collectif :
Cette étape permet de construire un langage commun non normatif.
Le groupe devient un espace de circulation et de transformation.
Partition-Paysage est conçu comme un projet vivant et évolutif, capable de se déployer à différentes échelles de temps et de manière modulable selon les territoires et les publics.
Conception et Interprétation : Émeline Rabadeux et Xavier Guillaumin
Aide à la création et Soutiens (recherche en cours) :
Concarneau Cornouaille Agglomération
Ville de Concarneau
Espace Glenmor
Danse à tous les étages
Caisse des dépôts
Nous les remercions chaleureusement pour leur confiance !